L'élevage
des Fourmis
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Ce document a été réalisé grace à la communauté fourmillante d'Antslab. Le partage de toutes les expériences et idées, ayant permis de faire avancer les connaissances en matière d'élevage des Fourmis, depuis mai 2003. |
1.1 - Capture de
la reine
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Il est nécessaire pour débuter de choisir une espèce commune et facile à élever. La plupart des espèces du genre Lasius conviendront, tel L. niger (la petite fourmi noire des jardins), comportement riche, très active, avec une croissance relativement rapide. C'est l'espèce la plus facile à trouver entre juillet et août. Les jeunes reines sont alors très nombreuses à essaimer. La banalité apparente de cette Fourmi que l'on croise partout, est égale à ses incroyables capacités d'adaptations. Elle est, sans aucun doute, l'une des meilleures espèces pour débuter. Une excellente alternative avec un développement plus rapide et une plus grande adaptabilité à des environnements artificiels : Tetramorium caespitum, une espèce généralement monogyne, mais pouvant comporter plusieurs reines. Elle se trouve facilement dans les zones urbaines. Cette espèce est l'une des plus adaptable que l'on trouve sous nos lattitudes. Pour preuve son incroyable répartition géographique, originaire d'Europe, elle a conquis de nombreux territoires partout dans le monde en amérique et en asie, jusqu'à des zones neotropicales. Grace à ses aptitudes exeptionnelles, elle est vraissemblablement l'une des espèce la plus simple à élever. Autre espèce intéressante: Myrmica rubra.
Elle présente la particularité d'être polygyne
(plusieurs reines par nid) et commune, facile à élever,
mais plus sensible à une trop faible humidification et à
la chaleur. En prendre qu'en deuxième option !
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Oubliez les Fourmis rouges et noires, l'identification des Fourmis est malheureusement un peu plus complexe que cela. Il est conseillé pour les débutants de demander de l'aide sur la partie "identification" du Forum : ici, accompagné d'un descriptif le plus rigoureux possible, car certaines espèces sont particulièrement similaires et difficiles à distinguer. Un descriptif du milieu (région, type de végétation, niveau d'ensoleillement, type de sol, etc.) Un descriptif du spécimen, de préférence accompagné d'une photo, ainsi que sa taille précise au demi-millimetre près. Pour les photos : en priorité une vue de profil, ainsi qu'une vue frontale de la tête (le nombre d'articles antennaires doient être visible).
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En premier lieu, la récolte des reines doit être fait avec le plus de modération possible, ce sont les individus les plus important dans le cycle de vie des Fourmis. Elles sont précieuses et utiles pour leur environnement. La période des essaimages est la plus propice pour capturer une reine. Avec un peu d'expérience, vous pourrez les repérer du 1er coup d'oeil. Ce sont les plus grandes représentantes de leurs espèces respectives. Mais, il ne faut pas trop se fier à ce point, car chez certaines espèces les reines sont minuscules ! Ce qui reste, constant, ce sont leurs proportions particulières. Lorsqu'on les compare aux proportions moyennes d'une ouvrière. Une reine a le thorax, plus haut et massif. Le gastre est plus gros et long et cela affecte leur démarche qui peut être maladroite et lourde. La proportion de la tête reste identique à celle d'une ouvrière normale. Mais, avec des yeux composés plus développés et presque systématiquement des ocelles. La présence de cicatrices au niveau du thorax, preuve de l'existence d'ailes qui ont été arrachées, offre l'une des meilleures certitude que l'on a affaire à une reine ; et fécondée qui plus est ! On peut s'en douter, il ne faut ramasser que ces dernières. Les reines ailées trouvées lors d'un essaimage sont encore vierges et non fécondes dans 90% des cas. Quant aux différences qu'il y a entre un
mâle et une reine, tous deux, originairement porteur d'ailes.
Les mâles sont bien plus petit et fin ; le gastre est élancé,
et leur tête minuscule. De plus, ils meurent en moins de 24
heures après l'essaimage et ne s'arrachent jamais leurs ailes. Maintenant que vous savez comment reconnaître une reine, il va être important de savoir quand les chercher ! Inutile de parcourir les forêts en hivers, les périodes des vols nuptiaux dépendent des espèces, mais ils se déroulent, tous, dans la période du début du printemps, jusqu'au milieu de l'automne, avec un maximum de diversité d'espèces, au cours de la dernière semaine de juillet et la 1er du mois d'août.
En ce qui concerne les prévisions à court terme, on constate que la plupart des essaimages ont lieu, alors que le sol a été humidifié par une pluie récente (moins de 24h) par un ciel dégagé, avec un vent faible et une température élevée. Même si, les Fourmis essaiment rarement dans les périodes les plus chaudes de la journée, mais plutôt en fin de matiné, ou fin d'après-midi, aucune tranche horaire ne peut-être exclues, ni même la nuit. Pour augmenter considérablement ses chances,
il faut privilégier certains lieux de recherches.
La plupart des Fourmis vivent dans des zones naturelles et dégagées
(prairie, clairière, jardin) où le soleil vient réchauffer
les presque indispensables, pierres ou branches mortes qui protègent
leur nid. Pour les citadins, il ne faut pas désespérer,
les abords d'une route, un simple jardin public, peuvent fournir
des niches très intéressantes, particulièrement
pour des Lasius ou T. caespitum. Il faut retenir
que la combinaison favorable est le plus souvent, un fort ensoleillement
et la présence d'abris stables au niveau du sol, classiquement
: une pierre plate de faible épaisseur, exposée au
soleil.
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![]() Cicatrices des ailes - photo Brun° |
Si la reine a arraché ses ailes (présence de stigmates sur le thorax, voir photo), il est presque certain qu'elle est bien fécondée. Il arrive qu'une reine fécondée ait conservée ses ailes, mais ce sont des cas particuliers. Pour ne pas nourrir d'illusions et ne pas priver une reine de partir fonder sa colonie, il ne faut ramasser que les reines désailées.
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1.2
- Fondation
Il n'y a pratiquement rien à faire ! D'ailleurs
moins vous en ferez et mieux elle se portera. Il suffit de l'installer
dans une éprouvette selon le schéma suivant : Remplissez l'éprouvette
d'eau et introduisez un coton humide jusqu'à la moitié
du tube. Il vaut mieux être généreux avec l'épaisseur
de coton, car il peut se détériorer avec le temps
et provoquer des fuites catastrophiques. Une fois positionné
à la bonne profondeur, videz l'eau en trop et laissez sécher
la partie où la reine sera introduite. Au fil des mois, l'eau
en s'évaporant fera reculer le coton au fond du tube. N'hesitez
donc pas à mettre beaucoup d'eau, car l'espace vital de la
colonie s'agrandira progressivement. Fermez le tube avec un morceau
de coton non compressé. Une fois installée, laissez-la au calme
et à l'abri de la lumière directe du soleil, jusqu'à
la naissance de la première ouvrière. D'une heure,
à quelque jours seront nécessaire pour voir les 1er
oeufs apparaître : minuscule grappe de billes translucides,
que la reine garde jalousement, face à elle, puis environs
30 à 40 jours pour la première naissance. Cette phase est la plus difficile, il arrive régulièrement qu'une reine meurt avant l'arrivé des 1ers ouvrières, il faut donc la laisser dans un environnement le plus propre et calme possible. Et à ce titre, il est vivement déconseillé d'acheter ou de vendre des reines seules, car les risques d'échecs sont élevés. |
Elles sont très sensibles à des
changements brutaux de luminosité, particulièrement
avec de la lumière naturelle, ou à des vibrations.
Installez-la dans un endroit plus calme, ajoutez un cache sur
le tube, et réduisez vos temps d'observations. Si vous
ne constatez aucune amélioration et il est probable que
votre reine est une espèce à fondation dépendante.
Ces reines sont moins grosses et elles ont des différences
de proportions moins marquées par rapport aux ouvrières.
Certaines espèces sont même difficiles à différencier. |
Les causes principales sont identiques au cas précédant. Mais, il existe aussi quelques autres possibilités. Si l'essaimage a eu lieu tardivement, fin de l'été ou automne, la reine attend probablement le printemps prochain, il faudra s'armer de patience ! Il arrive également qu'une reine ne ponde jamais, les raison peuvent être difficile à déterminer.
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L'évolution du couvain peut varier d'une espèce à l'autre, en fonction de la température, et de la nourriture. En moyenne, il faut une dizaine de jours pour chaque étape : oeufs, larves et nymphes, soit 30 jours, pour une transformation complète. La température joue un rôle fondamental dans la vitesse de developpement, les températures optimales se situent entre 25 et 30C. Et la nourriture ne doit jamais manquer. Cette durée peut s'étendre à 2 mois, si
des conditions défavorables de température. En dessous
de 18C le developpement est stoppé. |
1.3 - Naissance
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Félicitation, votre reine a fait le plus difficile. Le moment est venu pour vous d'agir et d'apporter de la nourriture à la petite colonie. Pour les premières ouvrières, on peut directement déposer la nourriture dans l'éprouvette, sans avoir à changer de configuration. Le dépôt doit se faire sur une languette plastique pour faciliter le netoyage. Mais rapidement avec10 à 20 ouvrières, il devient indispensable de relier l'éprouvette à une aire de récolte, dans laquelle la nourriture sera déposée. Il est même conseillé de passer à cette étape dès la 1er ouvrière, au moins c'est fait :
On peut également déposer dans l'aire de récolte, l'éprouvette. Plutôt que de la connecter. Mais l'observation de la colonie sera moins facile si les parois de l'aire de récolte sont hautes. Un exemple très simple d'améliorations pour l'utilisation d'éprouvette dans une aire de récolte : ajoutez d'un morceau de carton rigide sur l'embouchure (voir photo) il permet d'augmenter l'hygrométrie de l'air en réduisant l'ouverture de l'éprouvette. Quant à la base du carton, elle assure sa stabilité. Il est conseillé d'utiliser une colle lavable pour enfants, ce qui permet la récupéreration de l'éprouvette une fois la réserve d'eau épuisée.
Cette configuration, peut être conservée jusqu'à ce que l'espace nécessaire à la croissance de la colonie soit trop limité, en général, entre 50 et 300 ouvrières en fonction de l'espèce et de la taille de l'éprouvette. Il faut anticiper la construction d'un véritable nid artificiel. Ou ajouter de nouvelles éprouvettes dans l'aire de récolte. Techniquement rien n'empèche de conserver cette configuration avec d'importante colonies. Néanmoins une éprouvette n'est pas idéale pour l'observation des colonies. |
Le talcool est une recette inventée par Dominique Dewulf, afin de remplacer efficacement un produit très coûteux et difficile à se procurer : le Fluon, celui-ci étant traditionnellement utilisé dans les laboratoires de Myrmécologie. Le talcool est un peu moins dangereux pour les fourmis que l'huile de paraffine ; recommandé pour une colonie naissante, ou chaque individus compte ! Le Talcool permet de rendre les surfaces glissantes et impossibles à escalader pour les Fourmis. Pour le fabriquer, il suffit de se procurer du talc pur, non parfumé (car potentiellement toxique) et de le mélanger à de l'alcool à 90°. Le mélange doit être de 50/50 pour ces deux éléments. Le talcool ne fonctionne correctement que lorsqu'il est appliqué en très fine couche avec l'aide d'un pinceau et sur une surface lisse. Les fourmis réussiront à l'escalader, si il y a de l'épaisseur ! Une fois appliqué, l'alcool s'évapore et il ne reste que le talc, pret à tomber au moindre contact. A noter que le talcool est plus efficace lorsqu'il est appliqué sur une surface horizontale (plafond), celui-ci peut fonctionner efficacement et sans entretient, pendant plusieurs mois. on peut également en trouver : ici |
L'huile de paraffine est un produit anti-évasion efficace pour les Fourmis. Mais, il ne faut jamais laisser des gouttes de ce liquide dans l'aire de récolte. Une fourmi engluée est condamnée ! L'application doit être faite méthodiquement et sans aucune épaisseur à l'aide d'un coton imbibé. La support doit être lisse et vertical ou encore mieux, horizontal (plafond). La surface d'huile à traverser pour une fourmi doit être supérieure à 3 cm. Afin de permettre l'engluement total, des pelotes adhésives des pattes. Ce produit est stable dans le temps, et peut fonctionne efficacement plusieurs mois. Mais, il est conseillé de l'entrenir un peu plus régulièrement : tous les mois. Une autre méthode d'application, plus radicale,
consiste à utiliser l'huile de paraffine dans une gouttière
d'au moins 5 mm de largeur, autour de l'aire de récolte.
Il ne faut pas qu'il y ait de surplomb duquel les Fourmis puissent
tomber. Si les Fourmis peuvent approcher calmement la gouttière,
elles ne prendront jamais le risque de la traverser. Ce système
ne doit être utilisé qu'avec de grosses colonies, dont
les ouvrières doivent absolument être contenues ; mortes
ou vives, si je puis dire... ;) Et il ne nécessite pratiquement
aucun entretient, l'huile reste fluide plusieurs mois. Son seul
défaut est sa dangerosité un peu plus élevée.
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La barrière électrique est un système anti-évasion, plus difficile à mettre en oeuvre et d'un coût supérieur, pour une efficacité equivalente aux produits précèdants. Son principe de fonctionnement est simple, deux bandes conductrices (scotch aluminium) séparées de moins d'un millimètre sont collées sur la paroi de l'aire de récolte. Lorsqu'une fourmi tente de traverser la barrière : elle crée un court-circuit. Le courant, d'une tension devant approcher les 30 volts pour être efficace, passe au travers de son corps et lui fait lâcher prise. Ce système ne consomme aucune électricité tant qu'aucune fourmi n'essaye de le traverser, sa durée de fonctionnement est donc considérable. Néanmoins, il est conseillé de disposer d'un multimètre afin de vérifier l'état des piles, de temps à autre.
Sytème anti-évasion, d'après une expérimentation de Fourmimine (video). |
![]() T. caespitum, autour d'une goutte de miel, brun° |
Voila un important sujet, mais il faut se rassurer
tout de suite; nourrir des Fourmis n'est en général
pas si compliqué, dans le sens où elles ont un régime
alimentaire varié et une quantité de nourriture minimaliste.
Un autre point important à savoir est que les Fourmis sont incapable de consommer de la nourriture solide. Même, si il est possible qu'elles viennent lécher la surface d'une nourriture sèche, ou encore de la diluer avec l'acide formique. ça reste un processus infiniment plus lent et coûteux. Pour un résultat optimal, il faut donc régulièrement renouveler une nourriture qui aurait perdue de sa fluidité. Accessoirement cela évite, la prolifération de moisissures ou de parasites, tels les acariens. En ce qui concerne les protéines, le mieux est d'offrir des insectes ou arachnides congelés plusieurs jours auparavant, afin d'avoir tuer les éventuels acariens qu'ils porteraient. Si l'insecte est trop gros : non transportable par une fourmi seule, ou à une chitine trop épaisse. Il sera indispensable de le découper en petits morceaux. Ceux-ci seront très souvent déposés sur les larves affamées, allégeant ainsi le travail des ouvrières. Et favorisant grandement le bon développement du couvain. Plus détail sur les solution permettant d'avoir des insectes en toutes saisons : cliquez ici
Pour le sucre, le liquide naturel qui se rapproche le plus du miellat fournit par les homoptères est le miel. Sa composition est infiniment plus riche et diversifiée qu'un simple sucre de canne, dilué dans de l'eau. Il possède en plus, de très nombreuses vertus intéressantes comme le fait de rester fluide et une très grande stabilité dans le temps grâce à ses propriétés antibiotique et antifongique ; voir : composition du miel. Pour faciliter son absorption, on peut ajouter 30 à 50% d'eau, par contre il est conseillé d'associer ce mélange avec un morceau de coton, afin d'éviter les noyades. En ce qui concerne les vitamines et minéraux, ils sont indispensables au développement, il peut être intéressant d'offrir de temps à autre un fruit juteux, à faible acidité (ne pas laisser la peau des fruits, afin d'éviter une contamination par les insecticides). Ou tout simplement d'ajouter au miel, la poudre contenue dans des capsules d'apports de vitamines et mineraux que l'on trouve en pharmacie. Un manque de vitamines provoque d'important trouble du developpement chez la plupart des espèces. Il est conseillé de déposer les liquides sucrés sur un objet amovible et aisément nettoyable, le sommet d'un bouchon en plastique, par exemple. Cela evitera l'apparition des moisissures.
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Cette remarque provient souvent de personnes s'attendant à observer une grande activité extérieure alors qu'ils débutent avec une colonie naissante. Il faut se méfier de nos observations partielles. Les colonies possédant peu d'individus sont beaucoup plus timides, et leurs besoins en nourriture, minimes. Les sorties dans l'aire de récolte sont donc rares et fugaces, nous donnant ainsi la fausse impression qu'elles ne sortent jamais et ne mangent rien. Il faut attendre une vingtaine d'individus avant d'avoir une présence plus visible sur l'extérieur. La proportion d'ouvrière fourrageuses est en temps normal de moins de 10% du nombre total d'individus dans la colonie. Ce pourcentage peut dépasser les 50% en cas de découverte d'une source précieuse de nourriture après une diète, mais cette activité intense restera éphémère.
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Etape 2, le développement de la colonie
2.1 - Construction d'un nid artificiel
Lorsque l'on élève des fourmis, on souhaite pouvoir les observer facilement, avoir un nid robuste qui nécessite un minimum d'entretient et qui permet un bon développement pour la colonie. Pour cela la conception d'un nid artificiel
doit tenir compte, d'une manière équilibrée,
de quatre contraintes : une bonne humidification de l'air des galeries,
constante et régulée, des qualités pour l'observation,
une bonne stabilité dans le temps et bien sur éviter
la fuite des Fourmis. Il est possible, en respectant ces contraintes,
de réaliser un nid viable pour n'importe qu'elle espèce
de nos latitudes.
Dimension du nid : Aération du nid :
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![]() Messor dans un nid en béton cellulaire, Je n'arrive plus à retrouver l'auteur de cette photo, merci de me faire signe ! |
Le principe d'un nid dont le matériau sert à la fois de structure pour l'habitat des Fourmis et de système d'humidification, se présente schématiquement de la manière suivante :
Le nid est constitué d'un bloc uniforme,
taillé, dans le cas du béton cellulaire, ou coulé
dans un moule, dans le cas du mortier ou plâtre. Sous le bloc
est placé la réserve d'eau dans laquelle baigne une
série de mèches pour l'humidification. A partir de
ces mèches l'eau va s'imprégner dans le matériau
et se diffuser au niveau des galeries. Lorsque l'on dispose de plusieurs
mèches, il est alors possible de moduler l'humidification,
en décalant la réserve d'eau (voir schéma).
Ce qui permet d'utiliser son nid pour différents types de
fourmis.
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![]() Nid en plastique avec mèches en coton. Brun° |
Ce type de nid est une extension, sur une plus grande échelle et amélioration des principes de fonctionnement des nids en éprouvettes. Ils peuvent être utilisés pour n'importe quel type de fourmis, même celles qui nécessitent beaucoup d'humidité.
La mèche la plus simple est celle en coton,
mais elle est, malheureusement biodégradable, et il est nécessaire
de la changer régulièrement ; tous les 3 mois environs.
Il faut donc prévoir, la possibilité d'accéder
facilement au dessous du nid, pour extraire l'ancienne et en ajouter
une autre. Il est tout à fait possible d'utiliser d'autres
type de matériaux, plus stables, comme des tubes emplies
de sable et dont les extrémités sont fermées
par des grilles métalliques en Inox (récupérées
sur des brises jets de robinet). |
Caisson
chauffant . Brun° |
La régulation de la température permet de compléter parfaitement les variables environnementales utiles au développement d'une colonie. Les fourmis recherchent pour un développement rapide du couvain, des zones ensoleillées où la température est élevée. En été, il est habituel d'observer une accumulation des nymphes ou cocons en surface, juste sous la surface chauffée par le soleil. Mais bien souvent un appartement n'est pas chauffé à des températures optimales de 25-30C, il est donc nécessaire d'utiliser un dispositif additionnel, et de s'équiper d'un thermo-hygromètre pour contrôler l'installation.
Un caisson chauffant est tout sauf un gadget, il permet d'augmenter considérablement la vitesse de développement. On peut utiliser une boite en carton, dont on recouvre les parois intérieures de plaques de polystyrènes, celles-ci peuvent être recouvertes de papier aluminium pour augmenter un peu plus l'isolation. Le fond du caisson est rempli avec du sable. Celui-ci ralentira la monté ou la baisse de la température afin de reproduire des variations plus naturelles. On pourra également l'arroser de temps en temps afin d'augmenter l'hygrométrie. La température doit être régulée par une nappe chauffante et une sonde de température à placer au plus proche des fourmis. On trouve ce type d'équipement dans les animaleries spécialisées (reptiles, terrariophilie). Pour compléter le dispositif, un minuteur programmable devra être ajouté sur la prise secteur, afin de simuler les périodes de jour et de nuit.
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