L'élevage des Fourmis

Ce document a été réalisé grace à la communauté fourmillante d'Antslab. Le partage de toutes les expériences et idées, ayant permis de faire avancer les connaissances en matière d'élevage des Fourmis, depuis mai 2003.


Document en cours de réalisation, merci de me contacter, pour toutes questions et remarques, brun°



Etape 1 : Élevage des Fourmis, comment débuter ?

1.1 - Capture de la reine
Quelles sont les espèces conseillées ?
Comment identifier une espèce ?
Comment trouver une reine ?

- Comment reconnaitre une reine.
- Quand les chercher.
- Où les chercher.
Comment attraper une reine ou des ouvrières sans les blesser ?

Comment s'assurer qu'une reine est fécondée ?


1.2 - Fondation

Je viens de trouver une reine qui vient d'essaimer !

Ma reine cherche constamment à sortir de l'éprouvette !

Ma reine ne veut pas pondre, est-ce nomal ?

1.3 - Naissance
La Première ouvrière vient de naitre !

Solution pour éviter la fuite des Fourmis (les dispositifs anti-évasion) :

- Le Talcool
- L'huile de paraffine
- Barrière Electrique
Quelle nourriture pour mes Fourmis ?

Mes ouvrières ne sortent pas ! Et ne semblent rien manger.

 

Etape 2 : Le développement de la colonie.

2.1 - Construction d'un nid artificiel
Principes généraux
- Type de matériaux
- Orientation du nid
Nid en materiaux vecteurs d'humidité : Beton Cellulaire / Mortier / Platre.
Nid en materiaux imperméables : Plexiglass / Verre / Metal / Plastique.
Régulation de la température.

2.2 - La santé de la colonie
-
Période d'hibernation

2.4 - Alimentation spécifique et élevage d'insectes comme nourriture pour les fourmis.


1.1 - Capture de la reine


Colonie de L. niger - photo Mc Bundy

 

Quelles sont les espèces conseillées ?

Il est nécessaire pour débuter de choisir une espèce commune et facile à élever. La plupart des espèces du genre Lasius conviendront, tel L. niger (la petite fourmi noire des jardins), comportement riche, très active, avec une croissance relativement rapide. C'est l'espèce la plus facile à trouver entre juillet et août. Les jeunes reines sont alors très nombreuses à essaimer. La banalité apparente de cette Fourmi que l'on croise partout, est égale à ses incroyables capacités d'adaptations. Elle est, sans aucun doute, l'une des meilleures espèces pour débuter.

Une excellente alternative avec un développement plus rapide et une plus grande adaptabilité à des environnements artificiels : Tetramorium caespitum, une espèce généralement monogyne, mais pouvant comporter plusieurs reines. Elle se trouve facilement dans les zones urbaines. Cette espèce est l'une des plus adaptable que l'on trouve sous nos lattitudes. Pour preuve son incroyable répartition géographique, originaire d'Europe, elle a conquis de nombreux territoires partout dans le monde en amérique et en asie, jusqu'à des zones neotropicales. Grace à ses aptitudes exeptionnelles, elle est vraissemblablement l'une des espèce la plus simple à élever.

Autre espèce intéressante: Myrmica rubra. Elle présente la particularité d'être polygyne (plusieurs reines par nid) et commune, facile à élever, mais plus sensible à une trop faible humidification et à la chaleur. En prendre qu'en deuxième option !

"Le brassage des espèces d'une région isolée à une autre, est la 2eme cause de destruction de la biodiversité sur la planète" (E. O. Wilson). Les espèces ne provenant pas de votre région sont formellement déconseillées, soyons responsable et solidaire des écosystèmes. Les Fourmis y jouent un rôle fondamental et certaines espèces importées pourraient se révéler extrêmement nuisibles et impossible à éradiquer. N'encourageons aucun trafic de cette nature !


Comment identifier une espèce ?

Oubliez les Fourmis rouges et noires, l'identification des Fourmis est malheureusement un peu plus complexe que cela. Il est conseillé pour les débutants de demander de l'aide sur la partie "identification" du Forum : ici, accompagné d'un descriptif le plus rigoureux possible, car certaines espèces sont particulièrement similaires et difficiles à distinguer. Un descriptif du milieu (région, type de végétation, niveau d'ensoleillement, type de sol, etc.) Un descriptif du spécimen, de préférence accompagné d'une photo, ainsi que sa taille précise au demi-millimetre près. Pour les photos : en priorité une vue de profil, ainsi qu'une vue frontale de la tête (le nombre d'articles antennaires doient être visible).

Pour ceux qui souhaitent s'exercer à ce passionnant et exigeant, exercice qu'est la taxonomie des Fourmis, il existe des clefs d'identifications : ici



Lasius humilis, de haut en bas : la reine, un male et une ouvrière, les photos sont toutes à la même échelle - photo Antweb.org







Ouvrière Major Camponotus cruentatus
photo Brun°

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Où trouver une reine ? photo brun°

Comment trouver une reine ?

En premier lieu, la récolte des reines doit être fait avec le plus de modération possible, ce sont les individus les plus important dans le cycle de vie des Fourmis. Elles sont précieuses et utiles pour leur environnement.

La période des essaimages est la plus propice pour capturer une reine. Avec un peu d'expérience, vous pourrez les repérer du 1er coup d'oeil. Ce sont les plus grandes représentantes de leurs espèces respectives. Mais, il ne faut pas trop se fier à ce point, car chez certaines espèces les reines sont minuscules ! Ce qui reste, constant, ce sont leurs proportions particulières. Lorsqu'on les compare aux proportions moyennes d'une ouvrière. Une reine a le thorax, plus haut et massif. Le gastre est plus gros et long et cela affecte leur démarche qui peut être maladroite et lourde. La proportion de la tête reste identique à celle d'une ouvrière normale. Mais, avec des yeux composés plus développés et presque systématiquement des ocelles. La présence de cicatrices au niveau du thorax, preuve de l'existence d'ailes qui ont été arrachées, offre l'une des meilleures certitude que l'on a affaire à une reine ; et fécondée qui plus est ! On peut s'en douter, il ne faut ramasser que ces dernières. Les reines ailées trouvées lors d'un essaimage sont encore vierges et non fécondes dans 90% des cas.

Quant aux différences qu'il y a entre un mâle et une reine, tous deux, originairement porteur d'ailes. Les mâles sont bien plus petit et fin ; le gastre est élancé, et leur tête minuscule. De plus, ils meurent en moins de 24 heures après l'essaimage et ne s'arrachent jamais leurs ailes.

Il ne faut pas se laisser tromper, non plus, par les grandes Fourmis que sont les ouvrières Major. Mais là encore, la méthode consistant à observer les rapports de proportions, plutôt que la taille, fonctionne à merveille. Ces ouvrières ont simplement une tête énorme (voir photo).

Maintenant que vous savez comment reconnaître une reine, il va être important de savoir quand les chercher ! Inutile de parcourir les forêts en hivers, les périodes des vols nuptiaux dépendent des espèces, mais ils se déroulent, tous, dans la période du début du printemps, jusqu'au milieu de l'automne, avec un maximum de diversité d'espèces, au cours de la dernière semaine de juillet et la 1er du mois d'août.

Attention, il peut y avoir des variations d'une année sur l'autre, en fonction des aléas climatiques (se référer à la météo des essaimages).

En ce qui concerne les prévisions à court terme, on constate que la plupart des essaimages ont lieu, alors que le sol a été humidifié par une pluie récente (moins de 24h) par un ciel dégagé, avec un vent faible et une température élevée. Même si, les Fourmis essaiment rarement dans les périodes les plus chaudes de la journée, mais plutôt en fin de matiné, ou fin d'après-midi, aucune tranche horaire ne peut-être exclues, ni même la nuit.

Pour augmenter considérablement ses chances, il faut privilégier certains lieux de recherches. La plupart des Fourmis vivent dans des zones naturelles et dégagées (prairie, clairière, jardin) où le soleil vient réchauffer les presque indispensables, pierres ou branches mortes qui protègent leur nid. Pour les citadins, il ne faut pas désespérer, les abords d'une route, un simple jardin public, peuvent fournir des niches très intéressantes, particulièrement pour des Lasius ou T. caespitum. Il faut retenir que la combinaison favorable est le plus souvent, un fort ensoleillement et la présence d'abris stables au niveau du sol, classiquement : une pierre plate de faible épaisseur, exposée au soleil.
On peut chercher directement sur de tels lieux, mais les abords immédiats peuvent s'avérer plus fructueux. Il y aura plus de facilité, à trouver des reines sur le bitume d'un parking adjacent, de quelques dizaines de mètres, ou le sol dur d'un chemin en terre que dans la végétation dense d'une clairière. Les Fourmis qui viennent d'essaimer peuvent parcourir longuement ce genre de sol impénétrable et découvert. Elles seront facilement repérables.

En dehors des périodes d'essaimages, il est possible de se procurer des colonies sur le forum dans la section recherche ou bien sur le site : www.fourmis.fr (attention le forum n'est pas un service après vente, contactez Dominique Dewulf pour toutes questions relative à un achat sur son site)


Comment attraper une reine ou des ouvrières sans les blesser ?

Les reines sont en général assez robustes, mais il est possible de les blesser. Il ne faut jamais les saisir avec les doigts, mais plutôt faire en sorte qu'elles rentrent d'elle-même, dans un récipient, en les aiguillant dans la direction voulue. Pour des reines pas trop grosses ont peut utiliser un aspirateur buccal (indispensable pour collecter des ouvrières).

Attention, d'éviter d'aspirer des poussières, elles risquent d'aller directement dans vos poumons ! Ce n'est en général pas dramatique, mais il ne faut pas en abuser, surtout si la zone n'est pas très propre... De la même manière qu'avec les espèces de la sous-famille des Formicinae, il faut s'attendre à un fort dégagement d'acide Formique lors de la capture, à faible dose ce n'est pas dangereux, mais en abuser est clairement nocif. En cas, de captures multiples, il faut souffler de temps en temps dans l'aspirateur buccal pour changer l'air et éviter ainsi, d'aspirer celui qui est saturé d'acide. Il est possible également d'aspirer de l'air en gonflant ses joues et en n'utilisant pas ses poumons, cette méthode nécessite un peu de pratique pour être maitrisée.



Cicatrices des ailes - photo Brun°
Comment s'assurer qu'une reine est fécondée ?

Si la reine a arraché ses ailes (présence de stigmates sur le thorax, voir photo), il est presque certain qu'elle est bien fécondée. Il arrive qu'une reine fécondée ait conservée ses ailes, mais ce sont des cas particuliers. Pour ne pas nourrir d'illusions et ne pas priver une reine de partir fonder sa colonie, il ne faut ramasser que les reines désailées.

 

 



1.2 - Fondation

Je viens de trouver une reine qui vient d'essaimer, que dois-je faire ?

Il n'y a pratiquement rien à faire ! D'ailleurs moins vous en ferez et mieux elle se portera. Il suffit de l'installer dans une éprouvette selon le schéma suivant :

Remplissez l'éprouvette d'eau et introduisez un coton humide jusqu'à la moitié du tube. Il vaut mieux être généreux avec l'épaisseur de coton, car il peut se détériorer avec le temps et provoquer des fuites catastrophiques. Une fois positionné à la bonne profondeur, videz l'eau en trop et laissez sécher la partie où la reine sera introduite. Au fil des mois, l'eau en s'évaporant fera reculer le coton au fond du tube. N'hesitez donc pas à mettre beaucoup d'eau, car l'espace vital de la colonie s'agrandira progressivement. Fermez le tube avec un morceau de coton non compressé.

A noter que la présence d'une source d'eau et d'humidification de l'air est vital pour une colonie. Si vous voulez que vos Fourmis vivent en bonne santé, elles pourront manquer de tout, mais jamais d'eau ! A partir de ce point, ne l'oubliez jamais, c'est une constante dans l'élevage des Fourmis.

Une fois installée, laissez-la au calme et à l'abri de la lumière directe du soleil, jusqu'à la naissance de la première ouvrière. D'une heure, à quelque jours seront nécessaire pour voir les 1er oeufs apparaître : minuscule grappe de billes translucides, que la reine garde jalousement, face à elle, puis environs 30 à 40 jours pour la première naissance.

Inutile de fournir de la nourriture, si votre reine n'a pas eu d'incident de parcours, tel la perte des ses 1er larves ou ouvrières, elle n'en a pas besoin. Ses muscles alaires, devenus inutiles, vont se dissoudre dans son organisme et fournir les nutriments nécessaires à la fondation. La présence de nourriture, et plus spécialement d'insectes morts peuvent stresser la reine au point qu'elle mange ses propres larves. Quant à la nourriture sucrée, elle risque d'être la source de bactéries ou moisissures, potentiellement fatales, sans le soin des ouvrières.

Cette phase est la plus difficile, il arrive régulièrement qu'une reine meurt avant l'arrivé des 1ers ouvrières, il faut donc la laisser dans un environnement le plus propre et calme possible. Et à ce titre, il est vivement déconseillé d'acheter ou de vendre des reines seules, car les risques d'échecs sont élevés.


Ma reine cherche constamment à sortir de l'éprouvette !

Elles sont très sensibles à des changements brutaux de luminosité, particulièrement avec de la lumière naturelle, ou à des vibrations. Installez-la dans un endroit plus calme, ajoutez un cache sur le tube, et réduisez vos temps d'observations. Si vous ne constatez aucune amélioration et il est probable que votre reine est une espèce à fondation dépendante. Ces reines sont moins grosses et elles ont des différences de proportions moins marquées par rapport aux ouvrières. Certaines espèces sont même difficiles à différencier.

Si il s'agit bien d'une espèce à fondation dépendante, elle n'a pas tous les éléments nécessaires à la fondation d'une colonie et elle cherche à rejoindre une colonie hôte, d'où son agitation. Il est indispensable de l'identifier pour aller plus loin, afin de connaitre l'espèce hôte nécessaire.


Ma reine ne veut pas pondre, est-ce normal ?

Les causes principales sont identiques au cas précédant. Mais, il existe aussi quelques autres possibilités. Si l'essaimage a eu lieu tardivement, fin de l'été ou automne, la reine attend probablement le printemps prochain, il faudra s'armer de patience ! Il arrive également qu'une reine ne ponde jamais, les raison peuvent être difficile à déterminer.

Dans tous les cas, si au bout de plusieurs mois, il n'y a pas d'oeufs et que le gastre est contracté, il est conseillé de lui offrir un liquide sucré. Cela lui donnera une seconde chance. Mais, les probabilités de réussite deviennent, maintenant, très faibles.



Aphaenogaster rudis, photo brun°

Combien de temps met un oeuf pour devenir une fourmi adulte (imago) ?

L'évolution du couvain peut varier d'une espèce à l'autre, en fonction de la température, et de la nourriture. En moyenne, il faut une dizaine de jours pour chaque étape : oeufs, larves et nymphes, soit 30 jours, pour une transformation complète.

La température joue un rôle fondamental dans la vitesse de developpement, les températures optimales se situent entre 25 et 30C. Et la nourriture ne doit jamais manquer.

Cette durée peut s'étendre à 2 mois, si des conditions défavorables de température. En dessous de 18C le developpement est stoppé.



1.3 - Naissance


Colonie de Lasius alienus, dans une éprouvette, brun°

 

 

 

 

 

 

 

La Première ouvrière vient de naitre, que dois-je faire ?

Félicitation, votre reine a fait le plus difficile. Le moment est venu pour vous d'agir et d'apporter de la nourriture à la petite colonie. Pour les premières ouvrières, on peut directement déposer la nourriture dans l'éprouvette, sans avoir à changer de configuration. Le dépôt doit se faire sur une languette plastique pour faciliter le netoyage. Mais rapidement avec10 à 20 ouvrières, il devient indispensable de relier l'éprouvette à une aire de récolte, dans laquelle la nourriture sera déposée. Il est même conseillé de passer à cette étape dès la 1er ouvrière, au moins c'est fait :

On peut également déposer dans l'aire de récolte, l'éprouvette. Plutôt que de la connecter. Mais l'observation de la colonie sera moins facile si les parois de l'aire de récolte sont hautes.

Un exemple très simple d'améliorations pour l'utilisation d'éprouvette dans une aire de récolte : ajoutez d'un morceau de carton rigide sur l'embouchure (voir photo) il permet d'augmenter l'hygrométrie de l'air en réduisant l'ouverture de l'éprouvette. Quant à la base du carton, elle assure sa stabilité. Il est conseillé d'utiliser une colle lavable pour enfants, ce qui permet la récupéreration de l'éprouvette une fois la réserve d'eau épuisée.

Cette configuration, peut être conservée jusqu'à ce que l'espace nécessaire à la croissance de la colonie soit trop limité, en général, entre 50 et 300 ouvrières en fonction de l'espèce et de la taille de l'éprouvette. Il faut anticiper la construction d'un véritable nid artificiel. Ou ajouter de nouvelles éprouvettes dans l'aire de récolte. Techniquement rien n'empèche de conserver cette configuration avec d'importante colonies. Néanmoins une éprouvette n'est pas idéale pour l'observation des colonies.


Comment fabriquer et utiliser du Talcool ? (anti-évasion)

Le talcool est une recette inventée par Dominique Dewulf, afin de remplacer efficacement un produit très coûteux et difficile à se procurer : le Fluon, celui-ci étant traditionnellement utilisé dans les laboratoires de Myrmécologie. Le talcool est un peu moins dangereux pour les fourmis que l'huile de paraffine ; recommandé pour une colonie naissante, ou chaque individus compte !

Le Talcool permet de rendre les surfaces glissantes et impossibles à escalader pour les Fourmis.

Pour le fabriquer, il suffit de se procurer du talc pur, non parfumé (car potentiellement toxique) et de le mélanger à de l'alcool à 90°. Le mélange doit être de 50/50 pour ces deux éléments. Le talcool ne fonctionne correctement que lorsqu'il est appliqué en très fine couche avec l'aide d'un pinceau et sur une surface lisse. Les fourmis réussiront à l'escalader, si il y a de l'épaisseur ! Une fois appliqué, l'alcool s'évapore et il ne reste que le talc, pret à tomber au moindre contact.

A noter que le talcool est plus efficace lorsqu'il est appliqué sur une surface horizontale (plafond), celui-ci peut fonctionner efficacement et sans entretient, pendant plusieurs mois.

on peut également en trouver : ici


Comment utiliser l'huile de paraffine ? (anti-évasion)

L'huile de paraffine est un produit anti-évasion efficace pour les Fourmis. Mais, il ne faut jamais laisser des gouttes de ce liquide dans l'aire de récolte. Une fourmi engluée est condamnée ! L'application doit être faite méthodiquement et sans aucune épaisseur à l'aide d'un coton imbibé. La support doit être lisse et vertical ou encore mieux, horizontal (plafond). La surface d'huile à traverser pour une fourmi doit être supérieure à 3 cm. Afin de permettre l'engluement total, des pelotes adhésives des pattes. Ce produit est stable dans le temps, et peut fonctionne efficacement plusieurs mois. Mais, il est conseillé de l'entrenir un peu plus régulièrement : tous les mois.

Une autre méthode d'application, plus radicale, consiste à utiliser l'huile de paraffine dans une gouttière d'au moins 5 mm de largeur, autour de l'aire de récolte. Il ne faut pas qu'il y ait de surplomb duquel les Fourmis puissent tomber. Si les Fourmis peuvent approcher calmement la gouttière, elles ne prendront jamais le risque de la traverser. Ce système ne doit être utilisé qu'avec de grosses colonies, dont les ouvrières doivent absolument être contenues ; mortes ou vives, si je puis dire... ;) Et il ne nécessite pratiquement aucun entretient, l'huile reste fluide plusieurs mois. Son seul défaut est sa dangerosité un peu plus élevée.

Couler un fond en platre dans l'aire de récolte permet, entre autre chose, d'absorber d'eventuelles goutelettes d'huile qui auraient échappées à la vigilance, mais egalement les autres liquides : eau sucrée, miel, etc. augmentant concidérablement la sécurité des Fourmis quelque soit le mode d'application de l'huile.

On trouve l'huile de paraffine (ou huile minérale) en Pharmacie.


Comment fabriquer une barrière électrique ? (anti-évasion)

La barrière électrique est un système anti-évasion, plus difficile à mettre en oeuvre et d'un coût supérieur, pour une efficacité equivalente aux produits précèdants.

Son principe de fonctionnement est simple, deux bandes conductrices (scotch aluminium) séparées de moins d'un millimètre sont collées sur la paroi de l'aire de récolte. Lorsqu'une fourmi tente de traverser la barrière : elle crée un court-circuit. Le courant, d'une tension devant approcher les 30 volts pour être efficace, passe au travers de son corps et lui fait lâcher prise. Ce système ne consomme aucune électricité tant qu'aucune fourmi n'essaye de le traverser, sa durée de fonctionnement est donc considérable. Néanmoins, il est conseillé de disposer d'un multimètre afin de vérifier l'état des piles, de temps à autre.

Attention de ne jamais utiliser de transformateurs ou batteries ayant des Ampérages élevés, à la place des piles 9V. Cela pourrait être extrêmement dangereux et provoquer une électrocution ou un incendie !

Il est difficile de savoir ce que ressentent les Fourmis vis-à-vis des chocs électriques : mais vraissemblablement pas du plaisir ! Même si, les Fourmis apprennent à éviter la zone et la testent moins souvent. Ce système anti-évasion n'est pas des plus respectueux. Alors, amis des fourmis, à utiliser avec modération ! D'autant que les méthodes précèdentes donnent des résultats équivalent pour bien moins cher.

Sytème anti-évasion, d'après une expérimentation de Fourmimine (video).



T. caespitum, autour d'une goutte de miel, brun°
Quelle nourriture pour mes Fourmis ?

Voila un important sujet, mais il faut se rassurer tout de suite; nourrir des Fourmis n'est en général pas si compliqué, dans le sens où elles ont un régime alimentaire varié et une quantité de nourriture minimaliste.

Dans la nature, et pour une très large majorité d'espèces, leur régime alimentaire se compose pour moitié, d'insectes, et pour autre moitié de miellat prélevé sur les homoptères (pucerons, cochenilles) ou végétaux. Et d'une part, plus anecdotique variant de 5 à 10% de mycélium (moisissure). Pour schématiser grossièrement: des protéines et des sucres. Les protéines permettent à la colonie de grandir, chez certaines espèces de produire les composantes de la glande à poison. Mais ce sont essentiellement les larves et la reine qui vont bénéficier de ce type de nourriture et les sucres quant à eux, permettent de donner toute l'énergie nécessaire à l'activité des ouvrières. Le dernier élément : le mycélium, viendra naturellement et sans aide, malheureusement !

Un autre point important à savoir est que les Fourmis sont incapable de consommer de la nourriture solide. Même, si il est possible qu'elles viennent lécher la surface d'une nourriture sèche, ou encore de la diluer avec l'acide formique. ça reste un processus infiniment plus lent et coûteux. Pour un résultat optimal, il faut donc régulièrement renouveler une nourriture qui aurait perdue de sa fluidité. Accessoirement cela évite, la prolifération de moisissures ou de parasites, tels les acariens.

En ce qui concerne les protéines, le mieux est d'offrir des insectes ou arachnides congelés plusieurs jours auparavant, afin d'avoir tuer les éventuels acariens qu'ils porteraient. Si l'insecte est trop gros : non transportable par une fourmi seule, ou à une chitine trop épaisse. Il sera indispensable de le découper en petits morceaux. Ceux-ci seront très souvent déposés sur les larves affamées, allégeant ainsi le travail des ouvrières. Et favorisant grandement le bon développement du couvain.

Plus détail sur les solution permettant d'avoir des insectes en toutes saisons : cliquez ici

Pratiquement tous les insectes et arachnides peuvent être donnés à l'exception des punaises celles-ci sont impropre à la consommation et systématiquement rejetés par les fourmis ! Et à moins qu'ils ne soient particulièrement petits, il est préférable qu'ils soient morts et pré-découpés.

Pour le sucre, le liquide naturel qui se rapproche le plus du miellat fournit par les homoptères est le miel. Sa composition est infiniment plus riche et diversifiée qu'un simple sucre de canne, dilué dans de l'eau. Il possède en plus, de très nombreuses vertus intéressantes comme le fait de rester fluide et une très grande stabilité dans le temps grâce à ses propriétés antibiotique et antifongique ; voir : composition du miel. Pour faciliter son absorption, on peut ajouter 30 à 50% d'eau, par contre il est conseillé d'associer ce mélange avec un morceau de coton, afin d'éviter les noyades.

En ce qui concerne les vitamines et minéraux, ils sont indispensables au développement, il peut être intéressant d'offrir de temps à autre un fruit juteux, à faible acidité (ne pas laisser la peau des fruits, afin d'éviter une contamination par les insecticides). Ou tout simplement d'ajouter au miel, la poudre contenue dans des capsules d'apports de vitamines et mineraux que l'on trouve en pharmacie. Un manque de vitamines provoque d'important trouble du developpement chez la plupart des espèces.

Il est conseillé de déposer les liquides sucrés sur un objet amovible et aisément nettoyable, le sommet d'un bouchon en plastique, par exemple. Cela evitera l'apparition des moisissures.

Attention : Utilisez exclusivement du miel Biologique ! Ce point est extrèment important, si vous avez le moindre doute, préférez un simple mélange plus rudimentaire de sucre et d'eau sur un morceau de coton. Un très grand nombre de miels non biologiques sont toxiques pour les Fourmis, car ils contiennent des insecticides colportés par les abeilles lors de la récolte ; aucune information sur ce problème ne sera indiquée sur la notice. Les miels biologiques sont isolés de plusieurs kilomètres des cultures utilisant des pesticides et ils ne posent donc aucun problème aux fourmis.

Une simple goutte est un grand danger pour une fourmi. A leur échelle les Forces atomiques s'exercent différemment et un liquide se comporte comme un puissant aimant qui vient s'engluer au moindre contact. Lorsque vous donnez de la nourriture ou appliquez l'huile de paraffine, n'oubliez jamais de prendre soin de nétoyer les gouttes ! Et si votre nourriture est trop fluide, déposez la sur un morceau de coton ou bien utilisez un gélifiant alimentaire (on en trouve au rayon pâtisserie). A noter qu'une aire de récolte avec un fond en platre permet d'absorber les liquides et d'éviter ce genre d'incidents.

Coté labo, la diète qui a donné, apres beaucoup d'itérations, les meilleurs resultats parmi une large variété d'espèces (McKesson Bexel).
Ingrédients nécessaires :
5g d'agar
1/2 litre d'eau,
1 oeuf de poule (entier)
62 ml de miel biologique
1 capsule de minéraux et vitamines, cliquez ici pour connaitre son contenu.


L'agar est placé dans 250ml d'eau, chauffé à ébullition, puis refroidit à température ambiante.

Le contenu de la capsule de vitamine-mineraux, le miel, 250ml d'eau supplémentaire, et l'oeuf doivent être mélangé avec un mixeur ( 2000 t/mn pendant 3 minutes) puis mélangé manuellement à l'agar. Versez le tout dans des boîtes de Pétri et laissez solidifier. La mixture est maintenue dans le réfrigérateur et sera coupée en morceau d'un centimetre de coté au moment de nourrir les fourmis.


Mes ouvrières ne sortent pas ! Et ne semblent rien manger.

Cette remarque provient souvent de personnes s'attendant à observer une grande activité extérieure alors qu'ils débutent avec une colonie naissante. Il faut se méfier de nos observations partielles. Les colonies possédant peu d'individus sont beaucoup plus timides, et leurs besoins en nourriture, minimes. Les sorties dans l'aire de récolte sont donc rares et fugaces, nous donnant ainsi la fausse impression qu'elles ne sortent jamais et ne mangent rien. Il faut attendre une vingtaine d'individus avant d'avoir une présence plus visible sur l'extérieur. La proportion d'ouvrière fourrageuses est en temps normal de moins de 10% du nombre total d'individus dans la colonie. Ce pourcentage peut dépasser les 50% en cas de découverte d'une source précieuse de nourriture après une diète, mais cette activité intense restera éphémère.

A noter que ce comportement peut-être dû, à un phénomène naturel et cyclique : l'hibernation (ou diapause). Dans ce cas-ci, les sorties sont quasi inexistantes. L'hibernation est déclenchée lorsque la température descend sous 20° en automne. Certaines espèces possèdent des horloges endogènes qui les font entrer en diapause en hiver, même si la température est maintenue artificiellement au dessus de 20°.

La diapause (= pause du développement) des larves peut-être déclenchée en dehors des périodes hivernales, si la nourriture vient sérieusement à manquer. Une colonie mal nourrie risque de se replier sur elle-même, en attendant une période plus favorable. Les ouvrières ne sortiront plus que sporadiquement pour vérifier l'état des ressources alimentaires.


 

Etape 2, le développement de la colonie



2.1 - Construction d'un nid artificiel


   


Structure d'un nid par, Walter Tschinkel

 

 

 

 


Nid en béton cellulaire, en vente ici
D. Dewulf

Principes généraux

Lorsque l'on élève des fourmis, on souhaite pouvoir les observer facilement, avoir un nid robuste qui nécessite un minimum d'entretient et qui permet un bon développement pour la colonie.

Pour cela la conception d'un nid artificiel doit tenir compte, d'une manière équilibrée, de quatre contraintes : une bonne humidification de l'air des galeries, constante et régulée, des qualités pour l'observation, une bonne stabilité dans le temps et bien sur éviter la fuite des Fourmis. Il est possible, en respectant ces contraintes, de réaliser un nid viable pour n'importe qu'elle espèce de nos latitudes.

Même si, je vais exposer les différentes solutions existantes, utilisées par les membres du forum, il ne faut pas perdre à l'esprit que des innovations peuvent encore être trouvées, pour peu que l'on tienne compte de ces simples contraintes.


Type de matériaux :
Deux principaux types sont utilisés pour la constitution des galeries : le Béton Cellulaire (souvent appelé BC sur le forum) ou plus rarement du mortier, et des matériaux neutre, tel le verre ou des matières plastiques. Le béton, vecteur d'humidité, en plus d'être une surface habitable pour les fourmis, joue un rôle direct dans l'humidification de l'air. Les matériaux neutres imperméables à l'eau, tel le plastique doivent comporter un système d'humidification, indépendant. Avec par exemple, une surface ponctuelle, fortement humidifié : coton connecté à une réserve d'eau, sable humide protégé par une grille métallique, de nombreuses autres solutions sont envisageables. A noter que le plâtre qui fut souvent utilisé par des laboratoires de Myrmécologie a été abandonné chez la plupart des membres du forum, car bien trop fragile à une longue exposition à l'humidité.


Orientation du nid (verticale/horizontale):
Même si l'on aurait tendance à penser plus logique la disposition verticale du nid, elle s'avère négative pour le développement des fourmis et leur observation. Les fourmis étalent leurs salles horizontalement, les zones obliques sont des couloirs où elles circulent, dans lesquelles aucun couvain ou nourriture ne sont entreposés. Construire un nid entres deux plaques de faibles épaisseurs rend impossible la présence de salles planes et larges. Dans la nature, la verticalité du nid permet la régulation de l'hygrométrie et de la température. Dans le cas d'un nid artificiel cette tache incombe à l'éleveur. De plus, la vue de profil, rend bien plus difficile l'observation, les individus se superposant les uns aux autres, créant de nombreuses zones masquées. La vitre des nids verticaux a également la fâcheuse tendance à se salir bien plus vite. Ceci dit, je tiens à préciser qu'il n'y a pas de contres indications vitales à l'orientation verticale du nid. Et pour des raisons esthétiques, on peut choisir tout de même cette option. Même si, elle est moins optimale pour la vitalité de la colonie.

Dimension du nid :
Des colonies importantes peuvent tenir dans un espace réduit, une surface de 15x20 cm est une dimension standard, suffisante dans la plupart des cas. Pour plus de précision, il est possible de calculer l'espace nécessaire en fonction de la taille moyenne des ouvrières et du nombre d'individus que comportera la colonie. Les colonies se rassemblent à une densité moyenne de : 50 mm de fourmis par cm2. Autrement dit, si la taille moyenne des individus est de 3mm, on obtient approximativement une densité maximale de 17 fourmis par cm2 (50/3=16.666). Soit, un nid de 15x20 cm aura une capacité de 5000 de ces individus.
Quant à la hauteur des galeries, elle doit se situer, entre 3 et 8 mm, en fonction de la taille de l'espèce choisie.

Aération du nid :
Une colonie n'a pas besoin de beaucoup d'oxygène pour vivre. Le simple trou d'accès au nid d'une taille avoisinant les 5 mm de diamètre suffira, pour une colonie de taille normale. Elles chercheront même à le fermer en partie avec diffèrent matériaux à leur disposition. Laissez les moduler sa dimension, elles savent ce qu'elles font, elles perçoivent très finement les taux de CO2 et l'hygrométrie. Attention, un nid trop ouvert ne sera pas suffisamment humide !

Attention de ne pas surdimensionner vos nids, les salles inoccupées seront utilisées comme dépotoir par la colonie, provoquant l'apparition de moisissures et la prolifération éventuelle d'acariens. Il y a une petite astuce pour arranger ce problème : offrez dans l'aire de récolte un substrat neutre, tel du sable préalablement lavé et ébouillanté (ne surtout pas donner de terre). Les Fourmis le rapporteront dans le nid, pour cloisonner leur espace vital et fermer l'accès des salles inutiles. Il sera alors passionnant de les observer, organiser et moduler leur espace, avec la croissance de la colonie.

Une colonie dont le nid n'est pas correctement humidifié peut mourir en quelques jours.

Pour des raisons pratique, il est déconseillé de fixer d'une manière définitive la vitre, avec de la colle ou du silicone, mais de trouver un système de fixation amovible. Tôt ou tard, ce sera utile de pouvoir la retirer, pour un nettoyage ou des aménagements divers.




Messor dans un nid en béton cellulaire, Je n'arrive plus à retrouver l'auteur de cette photo, merci de me faire signe !
Nid en materiaux vecteurs d'humidité : Beton Cellulaire / Mortier / Platre.

Le principe d'un nid dont le matériau sert à la fois de structure pour l'habitat des Fourmis et de système d'humidification, se présente schématiquement de la manière suivante :

Le nid est constitué d'un bloc uniforme, taillé, dans le cas du béton cellulaire, ou coulé dans un moule, dans le cas du mortier ou plâtre. Sous le bloc est placé la réserve d'eau dans laquelle baigne une série de mèches pour l'humidification. A partir de ces mèches l'eau va s'imprégner dans le matériau et se diffuser au niveau des galeries. Lorsque l'on dispose de plusieurs mèches, il est alors possible de moduler l'humidification, en décalant la réserve d'eau (voir schéma). Ce qui permet d'utiliser son nid pour différents types de fourmis.
On peut également se contenter d'un nid plus rudimentaire, dont le principe a été inventé par Janet et Lubbock au siècle dernier. La réserve sera remplie par le haut. L'état de la réserve sera bien visible et accessible. Ce qui donne un peu plus d'ergonomie, mais un peu moins d'autonomie.

Certaines espèces sont capables de faire des galeries dans des matériaux durs, comme le béton cellulaire. Il faut renforcer la surface des galeries avec du mortier, pour les genres : Camponotus, Pheidole et Messor.




Nid en plastique avec mèches en coton. Brun°
Nid en materiaux imperméables : Plexiglass / Verre / Metal / Plastique.

Ce type de nid est une extension, sur une plus grande échelle et amélioration des principes de fonctionnement des nids en éprouvettes. Ils peuvent être utilisés pour n'importe quel type de fourmis, même celles qui nécessitent beaucoup d'humidité.

La mèche la plus simple est celle en coton, mais elle est, malheureusement biodégradable, et il est nécessaire de la changer régulièrement ; tous les 3 mois environs. Il faut donc prévoir, la possibilité d'accéder facilement au dessous du nid, pour extraire l'ancienne et en ajouter une autre. Il est tout à fait possible d'utiliser d'autres type de matériaux, plus stables, comme des tubes emplies de sable et dont les extrémités sont fermées par des grilles métalliques en Inox (récupérées sur des brises jets de robinet).



Caisson chauffant . Brun°
Régulation de la température.

La régulation de la température permet de compléter parfaitement les variables environnementales utiles au développement d'une colonie. Les fourmis recherchent pour un développement rapide du couvain, des zones ensoleillées où la température est élevée. En été, il est habituel d'observer une accumulation des nymphes ou cocons en surface, juste sous la surface chauffée par le soleil.

Mais bien souvent un appartement n'est pas chauffé à des températures optimales de 25-30C, il est donc nécessaire d'utiliser un dispositif additionnel, et de s'équiper d'un thermo-hygromètre pour contrôler l'installation.


Un caisson chauffant est tout sauf un gadget, il permet d'augmenter considérablement la vitesse de développement. On peut utiliser une boite en carton, dont on recouvre les parois intérieures de plaques de polystyrènes, celles-ci peuvent être recouvertes de papier aluminium pour augmenter un peu plus l'isolation. Le fond du caisson est rempli avec du sable. Celui-ci ralentira la monté ou la baisse de la température afin de reproduire des variations plus naturelles. On pourra également l'arroser de temps en temps afin d'augmenter l'hygrométrie. La température doit être régulée par une nappe chauffante et une sonde de température à placer au plus proche des fourmis. On trouve ce type d'équipement dans les animaleries spécialisées (reptiles, terrariophilie).
Pour compléter le dispositif, un minuteur programmable devra être ajouté sur la prise secteur, afin de simuler les périodes de jour et de nuit.

Au sein du caisson, la température n'est pas homogène, il est très important de bien mesurer la température de la zone où le nid sera installé. On peut procéder à des mesures avant l'arrivé des fourmis. Attention, une température supérieure à 30C peut mettre en danger la vie de votre colonie.

On obtient une meilleure croissance lorsque l'on respecte les thermopériodes quotidiennes, plutôt que de chauffer en continu, à savoir : 18-22C la nuit, 25-30C le jour.